L’immunité au changement

By | 7 août 2016

Le changement, c’est ce qui nous pousse chez les psys, les coachs, les voyantes, nous incite à acheter la panoplie complète du joueur de golf après une nouvelle Résolution du Nouvel An. Or, expliquent Bob Kegan et Lisa Lahey, professeurs à Harvard et auteurs du livre Immunity to change, un changement effectif et durable, est quasi impossible, à cause de notre «Immunité au changement». Comme l’immunité biologique, elle est faite d’un équilibre entre les forces de changement et des forces contraires qui s’y opposent. Avant de changer, il faut d’abord prendre conscience de la carte de notre immunité.
Carte de notre immunite

Tout d’abord, il s’agit de faire en colonne 1 la liste des points sur lesquels on veut vraiment changer, des points qui feraient la différence, pour lesquels on est motivé, et aussi dont le changement semble possible. Puis en colonne 2, il faut inventorier toutes les actions que l’on fait ou qu’on ne fait pas, et qui s’opposent à la réalisation de ces buts capitaux. Ensuite, ne pas tenter d’utiliser l’habituelle solution technique qui consiste à faire du jour au lendemain tout le contraire (car elle ne marche pas), mais poursuivre l’investigation.
Quelles peurs sous-tendent les actions contre-productives ? Quels sont les risques encourus si nous faisions le contraire des actions de la seconde colonne ? Si on réécrit ces risques, on s’aperçoit qu’on se sent obligés de faire les choses ainsi (colonne 3), et que ces obligations sont en conflit avec la réalisation de nos buts. Finalement, en creusant, il est possible de mettre en lumière une ou plusieurs Big assumptions (grandes croyances), à la lueur desquelles notre comportement contre-productif est parfaitement logique et raisonnable. On a ainsi une vue très claire du fonctionnement de notre système de pensée, de la carte de notre immunité.
Ensuite dans une approche scientifique, nous allons concevoir des expériences simples et modestes pour tester la véracité de nos Big assumptions. Nous allons réfléchir à la façon de collecter des données expérimentales afin de reculer les frontières, d’augmenter le champ de nos possibilités. Tout cela à un rythme plutôt lent et en s’appuyant sur un coach ou une autre personne motivée à pratiquer la méthode pour elle-même.

*Article venant du site http://transfer-interrupted.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.